Blogue no. 13 | Vous abandonnez? Non, j’arrête.

La dame au ravito du 22e kilomètre, n’est pas certaine de comprendre. Elle m’écoute lui dire que je veux arrêter et lui demander comment je peux faire pour rejoindre le camp de base de l’événement à 22 km d’ici. Elle me regarde, puis me dit «Vous voulez abandonner». Je réponds, «Je veux arrêter». Elle me regarde sans comprendre. Puis «Vous abandonnez?» qu’elle me dit de nouveau. Je réponds à nouveau «Je veux arrêter». Je sais ce qu’elle pense, je le vois dans ses yeux. Elle pense que j’ai l’air en pleine forme, que je vais certainement repartir dans deux minutes, que je ne fais que divaguer. Puis, elle me dit, incrédule «Vous êtes sûre, vous voulez abandonner?» Je la regarde et je réponds simplement «Oui».

Il y a des moments dans la vie ou s’obstiner ne sert à rien.

Puis, elle me dit «Voulez-vous vous asseoir?» Non, je vais bien, je suis ok mais je ne suis pas assez ok pour faire ce qui reste de cette course en toute sécurité. Il y a ça, mais il y a aussi autre chose, une autre raison.

Et voilà. C’était fini. Je ne terminerai pas le Skymarathon du Mont-Jacques-Cartier. Ce matin, c’était mon plan A. C’est terminé. J’ai trouvé un plan B qui me paraît plutôt alléchant en ce moment.

Maintenant, je dois me rendre à l’autobus qui me ramènera au camp de base de la course. Il y a 2,6 km de descente douce pour y arriver. Puis un bus scolaire me prendra et un bénévole (merci, Stéphane, pour le lift et la jasette) me ramènera à bon port. Je devrais être là dans une heure trente pour commencer mon plan B. Un plan sans souffrance qui me sied bien en ce moment de ma vie. Je n’y peux rien, je n’ai plus la force de continuer. C’est la deuxième raison pour laquelle j’arrête. Je n’ai plus la force de trouver ça amusant. Je veux de la légèreté, de la paresse, de la super grosse paresse, de petits défis tout doux qui m’amuseront, qui me feront sourire. Je ne m’en cache pas, je veux tout simplement de l’amusement. C’est ça en ce moment qui m’interpelle.

Le plan B: Miam miam: Aller voir mes amis arriver et recevoir leurs médailles. Féliciter ceux qui sont déjà arrivés. Puis, partager nos histoires, prendre une bière, et ce que je ne sais pas encore, déguster les bouchées de poisson fumé Atkins absolument délicieuses qui seront offertes gracieusement par les bénévoles.

J’ai hâte de voir mes amis. Juste ça. Simple comme ça. Voir leurs sourires de fierté. Écouter les histoires de course, les difficultés, les réussites, etc. Je veux dire, c’est toujours génial à écouter. Il va y avoir quelques jokes plates que je vais apprécier parce que c’est relax des jokes plates. Ça fait sourire. Je sais que mes amis auront zéro énergie dans leurs jambes, mais pour jaser, ça, ils n’ont pas de limite. Je vous jure! Un vrai fun ce sera!

Voilà. Comment dire? Comment expliquer sans abuser de mots? Mmmmm, je vais essayer.

Avec des amis, avant le départ!

Donc ce matin, à 9h, départ pour courir un marathon en sentier de 44 km avec beaucoup de dénivelé. Pas de trouble, les marathons ça me connait. Le dénivelé, ça s’en vient aussi! Le menu est limpide: un 44 km dans le parc National de la Gaspésie. Au 22e km on change de bord et on revient à la maison. Yes! A «walk in a park», comme ils disent!

Mais dès le début, avant même la fin du deuxième kilomètre, ça n’allait pas super fort. Comme si je n’avais pas de réserve d’énergie, pas de rebond. J’ai dit à Maude, ma chum avec qui je pensais faire la course, «Maude, je n’ai pas de spring. Je ne comprends pas ce qui se passe, mais je n’ai pas d’énergie. Va en avant et amuse-toi.» C’était visible, elle s’amusait. Aujourd’hui elle dansait et moi je peinais. Ce n’est pas pareil, voyez-vous. C’est une différence énorme. Elle gambadait la demoiselle. C’était beau à voir. Elle est disparue tout doucement autour du 5e ou 6e km.

D’habitude, je gambade moi aussi. Mais pas ce matin, je ne faisais qu’avancer, mettre un pied devant l’autre. Aujourd’hui, la magie n’opérait pas, c’était différent. Mais bon, je m’accrochais à ce qui me plaisait de l’aventure, c’était beau, la nature était en pleine explosion, ça sentait bon tout autour de moi. La nature gaspésienne rayonnait. Je me disais, ça va prendre huit heures. Huit heures dans cette beauté, OK, je peux faire ça.

Puis sont arrivées les roches, les «mautadines» roches. Des roches en forme d’énormes couteaux suisses déployées partout, tout autour de moi. Il y avait eu les racines au début, des racines traitresses et puis là c’était les grosses roches. Au moindre faux pas, je me cassais la marboulette, c’est sûr! Une mer de roche à perte de vue. Les yeux rivés au sol, je ne pouvais prendre aucune milliseconde pour apprécier le paysage. Je regardais où je mettais les pieds, tellement que je ne regardais plus où j’allais. Je déviais ainsi constamment de mon chemin. C’était totalement décourageant. J’étais déboussolée, j’avais l’impression de reculer à chaque pas.

Et là, ma nature est apparue comme une révélation. La première vérité de la matinée. Oui, je suis une petite chèvre, mais une race un peu spéciale, une chèvre d’Asphalte. Vous connaissez? C’est une chèvre qui sur le bitume, monte très bien avec force et constance, mais dans les roches ou les racines elle se transforme en escargot. Un escargot qui chigne à part de ça! Ce n’est pas ragoûtant dans un sentier, je vous jure, un escargot qui chigne!

Donc, moi chèvre d’Asphalte, ai décidé, après avoir pris 55 minutes pour faire 4 kilomètres et perdu l’équilibre à plusieurs reprises, de tout arrêter ça. À un moment où je m’étais arrêtée pour voir où j’étais rendue, en arrêt complet donc, je suis partie sur le côté. Étrangement, mes sens n’avaient plus de repères, je perdais pied sans être en mouvement. C’était un peu inquiétant.

Deuxième vérité de la matinée: Je vais arrêter tout ça dès que je peux. Au prochain ravito, ce sera terminé pour aujourd’hui. La décision était prise. Elle n’avait pas été difficile à prendre. J’avais 14 km de fait, je n’avais pas la force de tout faire. À partir de ce moment, du 14e au 22e, j’ai pris ça cool. J’ai admiré le paysage, pris des photos, des vidéos des amis que je rencontrais, etc. Et j’ai souri. Je savais que le party serait après. Je voulais réellement en profiter. J’avais beaucoup à fêter. Mon plan A était de faire ce marathon en m’amusant comme d’habitude. Travailler fort évidemment, mais m’amuser tout à la fois. Je n’avais pas prévu de plan B. Il m’est apparu tout doucement et dès lors, j’ai eu le coeur léger.

Et mon plan B, j’y pensais un petit peu, pourrait être de faire le 22 km demain avec mes amis. Ils sont une douzaine à le faire. Il me semble que ce serait le fun. Miam. Je pourrais me reposer ce soir, prendre un bon souper et bien dormir. Puis, demain, m’élancer dans les sentiers vers le Mont-Albert avec mes amis.

Demain, j’aurai la force pour ce défi. La force qui me quitte parfois, qui me fait faux-bond. Je suis toujours éberluée quand elle n’est pas là avec moi. Quand tout à coup, pour réussir ce que j’ai mis à mon agenda, elle n’est pas disponible. Ça m’arrive et je déteste ça. Mais bon, c’est la réalité. Je l’accepte et tente de trouver des solutions pour qu’elle retrouve sa place dans ma besace. Je sais que j’exagère avec elle, que je la pousse dans ses derniers retranchements. Elle me le fait payer parfois en s’en allant tout doucement sans avertir. Certains matins, je la cherche partout dans la maison. Je demande à Lionel: «Hé, Lionel, t’aurais vu où est passée ma force? Me semble que je l’avais mise sur le petit meuble en rentrant de la job hier soir». Elle et moi sommes des complices. J’accepte ses petites défaillances et elle accepte mes grands abus. On se complète, voyez-vous! Mais ce matin, elle m’a laissé aller sur le sommet du Mont-Jacques-Cartier toute seule. Quand je suis venue pour la prendre avec moi pour continuer, elle n’y était pas. Ma besace était vide. Disparue la force, envolée. Et voilà, je ne pouvais plus avancer. Si ma vie avait été en jeu, j’aurais pu continuer. Mais ici, il n’y avait rien en jeu. Il y avait que ce n’était justement plus un jeu. C’était une obligation et ça vous savez, je n’en manque pas en ce moment. Du jeu par contre, je peux en prendre.

Tantôt et demain, ce sera du jeu. Je suis prête.

Finalement, j’adore les plans B

Quand la dame m’a demandé, «Vous abandonnez?» J’aurais pu répondre «Non, j’ai un plan B.»

🙂

P.S.: (Un gros P.S.) Félicitations à tous! Ceux qui ont terminé et ceux qui n’ont pas terminé. C’était ardu comme je n’ai jamais vu. Je vous admire tous! Vous êtes incroyables.

42 Comments

  1. Sophie 22/07/2017 at 21:43 - Reply

    WoW, quelle inspiration! On appelle ça de la résilience! J’aimerais tant avoir cette force dans ces moments!
    J’ai beaucoup d’admiration pour toi, autant après un marathon qu’un “abandon”!

  2. Sylvie Brunet 13/07/2017 at 16:14 - Reply

    Merci Josée de partager tes expériences et ces beaux moments avec nous, c’est tellement enrichissant et inspirant en même temps. Je suis bien contente que quelqu’un m’ait mis sur ton chemin à la MDLC, c’est le plus beau cadeau que j’ai eu dans toute ma vie et je suis sérieuse! Continue d’être ce que tu es et merci pour tout Josée. I won’t give up!

    • Josée Prévost 14/07/2017 at 14:39 - Reply

      Wow! Merci Sylvie! Tu sais, l’inspiration c’est une chaîne, et à ton tour tu vas inspirer les gens autour de toi par ta ténacité et aussi de te voir aussi heureuse dans ton nouveau défi de devenir une coureuse de longue distance solide et en bonne santé! Bon été et bonne course!

  3. Emmanuelle Roy 08/07/2017 at 15:46 - Reply

    Quel beau texte Josée ! Arrêter et ne pas abandonner, j’adore ! Constater que la force n’y est pas, ça prend beaucoup d’humilité et de courage ! Bravo t’es une championne ! Emmanuelle

    • Josée Prévost 12/07/2017 at 11:33 - Reply

      Merci Emmanuelle! Bonne course!

  4. Amélie 08/07/2017 at 07:25 - Reply

    Merci pour le partage Josée ! La force cette fois-ci fut d’accepter qu’il t’en manquait!!! Bravo!!!!

    • Josée Prévost 12/07/2017 at 11:34 - Reply

      Merci Amélie! C’est bien vrai, parfois il faut juste s’adapter aux conditions qu’elles viennent de l’extérieur ou qu’elles viennent de nous. 🙂 Bonne course!

  5. Nathalie 07/07/2017 at 19:13 - Reply

    Comme tu écris bien. C’est du pur bonheur de lire tes mots pleins de sagesse. Merci Josée et félicitations pour les 22 km. C’est pas rien !

    • Josée Prévost 12/07/2017 at 11:34 - Reply

      Merci Nathalie! Bonne course à toi! Et bon été!

  6. Marie Rioux 07/07/2017 at 17:15 - Reply

    Bravo ?? Josée pour ce beau témoignage! S’amuser, c’est tellement important dans la course à pied ?! Je te souhaite de bien t’amuser encore longtemps!?☀?

    • Josée Prévost 12/07/2017 at 11:35 - Reply

      Merci Marie! J’ai effectivement l’intention de m’amuser longtemps, très longtemps. Courir c’est découvrir et ça m’amuse terriblement!

  7. Catherine Normandeau 07/07/2017 at 12:55 - Reply

    Magnifique texte! Je ressens ce même sentiment actuellement…. mais pour l’asphalte! J’ai beaucoup moins de plaisir qu’avant. Tandis que je cours nouvellement en sentier et tout le bonheur m’est revenu.

    Courir pour le plaisir est la clé.

    Bravo pour le plan B!

    • Josée Prévost 12/07/2017 at 11:36 - Reply

      Merci Catherine! L’important c’est d’aller là où notre coeur a le goût d’aller! Puis ensuite, la machine se met en route pour des découvertes qui nous nourissent! Bonne course!

  8. Line St Jean 07/07/2017 at 08:48 - Reply

    Ça fait du bien a lire, l’abandon, l’humilité et cette réalité qui peut rattraper des petits coureurs de plaisir qui parfois faire 5 ou 10 km peut devenir un énorme défi, on pousse la machine et dans l’air du temps, dans cette engouement pour la course à pied, on se sent très souvent bousculé à défier notre rythme et nos capacités en devenir. Merci ça me redonnera peut être envie de retourner à la maison de la course, recommencer sûrement du début, sans sentir cette pression de faire toujours plus plus plus avant même d’avoir intégrer un rythme naturel de courir quelques kilomètres dans l’endurance du temps…

    • Josée Prévost 12/07/2017 at 11:38 - Reply

      Merci Line! En fait, on se met tellement de pression avec la course, c’est incompréhensible pour moi. Déjà dans notre vie de tous les jours, de la pression ce n’est pas ça qui manque! Faut s’amuser un peu je pense! 🙂 Bonne course et bon été!

  9. Sylvie Laliberté 07/07/2017 at 08:28 - Reply

    C’est tellement agréable de te lire Josée! Tu es inspirantes!! Tsé quand je pense toujours qu’une fille comme toi est invincible, ça me ramène en me disant que même la meilleure des meilleures ne termine pas parfois et ça m’encourage à persévérer!
    Je peux que te dire un GROS BRAVO! pour ta force (et oui, même si tu penses qu’elle t’a laissé tomber, elle est toujours là!) car ça prends de la force pour décider “d’arrêter”, pour ta détermination, pour ta persévérance et surtout pour ton humilité!
    Je te fais un gros câlin et au plaisir de te revoir!
    Sylvie Laliberté xx

    • Josée Prévost 12/07/2017 at 11:39 - Reply

      Merci Sylvie pour ce beau commentaire! Bonne course et bon été à toi! 🙂

  10. Marie-Andrée 07/07/2017 at 08:20 - Reply

    Tu m’inspires Josée. Ton texte est magnifiquement écrit. Quelle plume! CARPE DIEM

    • Josée Prévost 12/07/2017 at 11:40 - Reply

      Merci Marie-Andrée! Carpe Diem ça représente bien ce que je pense! Bon été à toi!

  11. Michele 07/07/2017 at 07:32 - Reply

    OMG! Je me reconnais tellement dans vos mots! Merci. Merci x 1000…. Vous m’inspirez!

    • Josée Prévost 07/07/2017 at 07:44 - Reply

      Merci Michèle! Bonne course! Josée

  12. Nadine Benoit 07/07/2017 at 06:43 - Reply

    Merci Josée pour ce témoignage, il me fait beaucoup de bien!

    • Josée Prévost 07/07/2017 at 07:45 - Reply

      Merci Nadine! Bonne course! Josée

      • Josée Prévost 12/07/2017 at 11:41 - Reply

        Merci Nadine! Bonne course à toi et bon été! 🙂

  13. JOhanne Hamel 07/07/2017 at 06:15 - Reply

    Ce n’est pas perdre la force que de l’écouter… C’est la force qui a parlé…
    On dit que le ceux qui vivent le moment présent, font des choix différents…
    Je pense que c’est le moment présent qui a parlé… et qui a permis le plan B…
    on dit que pour avoir le ‘buzz’ il faut quelque chose d’assez gros, limite de ce que l’on peut faire, débuter et le terminer. C’est ce que tu as fait. Tu as pris le départ, tu l’as apprécié et tu as fait une fin. C’est pas rien 22k sur le mont albert…
    Parfois le moment présent nous ramène a ce que l’on veut vraiment, à ce que l’on choisit. La beauté de la nature, ses odeurs, ses vues, l’équilibre avec le décor étaient plus satisfaisants pour ton âme que de franchir la ligne d’arrivée.
    Ce n’est pas être faible que de choisir,
    C’est se connaitre et être en harmonie avec son environnement…
    un nouvel environnement, engendre toujours des nouvelles réactions… l’humain s’est ajusté et a fait des choix…
    Avec la force…
    Pour moi c’est la force qui t’a fait faire le bon choix!
    Et puis, arrêter à 22, permet aussi des moments uniques, des nouvelles rencontres, des souvenirs, que les autres n’auront pas… A chacun ses choix, a chacun ses objectifs.
    On a beau être sur la même course, on est tous différents…
    Je t’admire encore plus, d’être capable de faire le bon choix!

    • Josée Prévost 12/07/2017 at 11:56 - Reply

      Merci Johanne pour ces beaux mots! Faut se faire confiance finalement et continuer notre chemin avec le sourire. C’est ce que je tente de plus en plus de faire. Bonne course à toi et bon été!

  14. Flacroix 06/07/2017 at 23:50 - Reply

    Rare son les blogs sur les abandons qui sont positifs. Bravo pour cette lucidité et le courage d’en parler!!!

  15. Nathalie Rouleau 06/07/2017 at 20:33 - Reply

    Merci pour votre blog et vos belles et touchantes histoires. J’aime beaucoup vous lire…ça remet les deux pieds sur terre, même s’ils semblent flotter de temps en temps ?

    • Josée Prévost 12/07/2017 at 11:57 - Reply

      Merci Nathalie! Flotter un peu ça repose aussi! Moi j’aime bien ça me laisser aussi emporter par le vent et parfois, il nous dit d’arrêter! Bonne course et bon été à toi!

  16. Denis Pepin 06/07/2017 at 19:09 - Reply

    Merci Josée pour ton témoignage. Ton expérience et ton honnêteté me touchent grandement. J’ai du abandonner (arrêter) mon plan A pour cette année. Je m’étais inscrit à 7 trails donc l’UTHC. Mais en raison des blessures j’ai dû tout annuler. Je n’avais pas de plan B. Ton partage, m’a encouragé, à m’être mon énergie sur un plan B et peut-être d’aider les autres à réaliser leur plan A.

    Merci Josée
    B+

    • Josée Prévost 12/07/2017 at 11:58 - Reply

      Merci Denis pour ce beau message! Tu as la force de te faire un plan B qui te nourrira c’est sûr! Allez, bon été et bonne course à toi!

  17. Alice Cole 06/07/2017 at 18:19 - Reply

    Quel courage, Quelle force, Merci beaucoup pour ton beau message , je t’admire Josée, Bravo, Alice au pays de la course

    • Josée Prévost 12/07/2017 at 12:02 - Reply

      Merci Alice! C’est bon d’avoir de tes nouvelles! J’aimerais bien courir avec toi un de ces jours! Ton dynamisme est si inspirant! À bientôt et bon été!

  18. Josee West 06/07/2017 at 18:16 - Reply

    Wow beaucoup d’humilité dans ce beau texte. Je crois que tu en ressort gagnante car tu as compris quand t’arrêter. L’entêtement n’est jamais la meilleure des amies. Accepter et trouver la force de changer de plan c’est tout à ton honneur petite chèvre de l’asphalte. De toute façon qu’avons nous à prouver et à qui? la vie est difficile, chiante parfois pourquoi se la compliquer encore plus. Si je cours c’est pour le plaisirs quand il ne sera plus aux rendez vous je ferai autre chose. Merci pour ton témoignage plein de sagesse.

    • Josée Prévost 12/07/2017 at 12:04 - Reply

      Merci Josée! À te voir arriver avec ton grand sourire les soirs d’entraînement à la MDLC, je pense que le plaisir t’habite beaucoup!Bonne course!

  19. Alice Cole 06/07/2017 at 18:08 - Reply

    Quel courage, Quelle force, Merci beaucoup pour ton beau message, je t’admire Josée, Bravo, Alice au pays de la course

  20. Pierre Clermont 06/07/2017 at 18:06 - Reply

    À toutes les fois où je lis des histoires comme celle-là, je me dis, nous sommes humain après tout. Il y a des hauts et des bas. La course à pied c’est tout cela à la fois; la victoire, le plaisir, les sourires, les rencontres que l’on fait mais aussi les petites misères, le moral dans les talons, le manque d’énergie au mauvais moment alors que la veille on était en feu… Bref, faut juste garder le focus sur ce qui s’en vient, relativiser et ne pas perdre de vue toute l’expérience accumulée au fil du temps. Un abandon, pis après, on regarde vers l’avant, on garde le sourire et on se dit: va en avoir d’autres, c’est pas fini !

    • Josée Prévost 12/07/2017 at 12:05 - Reply

      Merci Pierre! Oui, regarder en avant et continuer vers de nouvelles aventures et découvertes! C’est ce que j’aime le plus! Bonne course et bon été!

  21. Marie-Claude Girard 06/07/2017 at 17:22 - Reply

    Merci Josée pour ce témoignage. J’ai vécu des moments semblables en allant faire un humble mini bout du GR20 en Corse et je suis tombée. Moi aussi “attaquée” par des mautadines roches pointues. Là, j’ai encore le genou un peu en convalescence et j’ai juste hâte de trottiner …sur l’asphalte. Pour le plaisir. Pur plaisir de croiser d’autres chèvres d’asphalte dans mon voisinage. Merci, même en mode plan B, tu inspires.

    • Josée Prévost 12/07/2017 at 12:05 - Reply

      Merci Marie-Claude! J’ai bien hâte de te revoir et de faire quelques km avec toi à la MDLC! Bon rétablissement!

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